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S'aligner sur un essentiel commun

Main foret redMain géante de Vyrnwy, par Simon O’RourkeAlors que l’été s’étire et sort ses fruits dorés, la rentrée rassemble nos énergies en un feu… presque rouge. Semaine pour « Agir pour le vivant » à Arles avec un débat tendu entre Eva Joly et Philippe Zaouati sur « Civiliser l’économie », Universités de l’Economie de demain (UEED) organisées par Impact France à Paris, intitulées « Le Tournant », et mobilisant 1 500 dirigeants, « Plan de rupture » présenté le 25 août à Nantes par le collectif « Plus jamais ça ! » constitué par une quinzaine d’organisations et une trentaine de groupes régionaux.
 
Alerte rouge
 
Les collectifs avancent chacun des « mesures basculantes » pour inspirer la rentrée avec les Présidentielles françaises en vue. L’automne sera le théâtre des Primaires des partis mais aussi de la Primaire populaire qui constituera une « Primaire des idées nouvelles » pour une autre civilisation. L'économiste Alain Grandjean a publié dans Alternatives économiques son « plan climat pour le prochain quinquennat », tandis que son collègue Gaël Giraud,  largement « parrainé » parmi d’autres personnalités par les participants de la Primaire populaire, propose sur son blog douze mesures originales pour « amorcer la reconstruction écologique du pays ». De son côté, le sociologue Alain Caillé emmène avec lui la communauté des convivialistes, qui prône une politique inédite d’opposition créatrice contre les inégalités et l’hubris prédateur. Ce ne sont là que quelques exemples dans une effervescence qui va aller crescendo.
 

Amor Mundi

chuttersnap unsplashChuttersnap/unsplashLa voix aux jeunes ! Les Dialogues en humanité - qui ont presque 20 ans - s’ouvrent ce 2 juillet à Lyon dans le Parc de la tête d’or, avec une priorité : écouter la manière de vivre, d’agir, de chercher du sens, de se rebeller, de s’engager …de la génération qui monte. Celle qui a pris de plein fouet le diktat du confinement et qui éprouve tous les porte-à-faux d’une société qui fait fausse route. « Pas d’avenir sur la trajectoire où nous sommes », rappellent à l’envi les rapports du GIEC, jusqu’à parler de « retombées cataclysmiques pour l’humanité ».
 
Fondateur des Dialogues, Patrick Viveret partagera son expérience et ses clés pour rendre féconde la radicalité, en référence à « La colère et la joie » qu’il vient de publier. Je lui emboîterai le pas dans l’Agora intitulée « L’économie peut-elle sauver le vivant ?» véritable écho au Tribunal pour les générations futures que TEK4life a organisé en septembre 2019 sous le titre « Changer de comptabilité pour sauver le vivant ?». Presque deux ans plus tard, l’adhésion à de nouvelles boussoles économiques calées sur les limites planétaires s’accroît dans tous les milieux. Et l’Alliance ComptaRegeneration créée par TEK4life continue d’accueillir des expériences exemplaires.

Par les temps qui courent, agir comme on parle !

masqueMahdi Bafande/UnsplashDans la vie, j’aime par-dessus tout savourer les itinéraires de mes amis, comme on touche un tissu. Sentir comment ça tient ensemble… par quelle couleur, quel mouvement, quelle aspiration ? Chez Henri Trubert, qui vient d’organiser, les 4, 5 et 6 juin, à Beaubourg « Le Parlement des liens », « parler juste» est une urgence. C’est avec lui que j’ai publié en 2010, associée à André Cicolella, le livre Alertes santé (chez Fayard) pour rendre témoignage aux lanceurs d'alerte (« whistleblowers »), ces gens qui sortent du rang pour dire une vérité souvent vitale mais… qui dérange.

Trop gros pour passer, trop « alien » pour être assimilé

bateau suezLa globalisation peut souffrir de pandémie mais aussi de… thrombose (sans allusion aux effets secondaires apparents de certains vaccins). L’image du porte-conteneurs « Ever Given » planté en travers du canal de Suez – bloquant pendant près d’une semaine plus de 400 navires – a frappé les esprits : 12% du commerce mondial repose sur ce passage (où transitent près de 20 000 navires par jour), tout aussi stratégique que les détroits d’Ormuz et de Malacca ou le canal de Panama. Les trafics de notre économie sont devenus critiques par leurs cadences et leurs calibres presque… sans limites. Pour optimiser les coûts, les chaînes d’approvisionnement sont à flux tendus : les chiffres racontant la danse mondiale des containeurs sur les mers donnent le tournis si l’on écoute Francis Perrin, chercheur associé au Policy Center of the New South, à Rabat et invité de Christine Ockrent le 3 avril dernier.
 

Redécouvrir ce à quoi nous tenons, et le traduire... en actes !

Tête KintsugiLe kintsugi, l'art de la réparation. Arnald Andujar/ArtStation La récente controverse sur le menu sans viande dans les cantines scolaires lyonnaises ‒ une solution temporaire d’adaptation aux nouvelles restrictions anti-covid ‒ rappelle l’importance de la dimension proprement existentielle de la reconversion écologique. Des anthropologues et économistes tels que Christian Arnsperger et Eloi Laurent ont montré que le projet humaniste d'un progrès pour tous, qui visait à satisfaire les besoins, à commencer par celui de manger à sa faim, est devenu une mécanique sans frein de croissance matérielle, donnant lieu à une compulsion permanente à produire et avoir toujours plus. D’autant que les inégalités sociales alimentent le sentiment de manque et la quête d'un « plus » (assimilé à du mieux) par ceux qui ont moins.
 
Du même coup, on perçoit la difficulté des politiques de reconversion écologique, qui doivent à la fois améliorer les vécus quotidiens et inégalitaires des gens (et de leurs enfants), et casser la logique existentielle de croissance. Compliqué mais pas impossible si l’on admet que nous avons tous la capacité de changer nos manières d’exister, ce que Arnsperger nomme la « plasticité anthropologique ».